Dans le ventre de... Pénélope Bagieu

Manger invite le podcast Dans le ventre.

Dans cet épisode, Zazie part à la rencontre de Pénélope Bagieu, illustratrice et autrice de bande-dessinées célèbre pour son adaptation de "Sacrées Sorcières" et pour sa série "Les culottées" sortis chez Gallimard. Ensemble, elles partagent des fruits de mer, des saucisses à la truffe et une série d'anecdotes croustillantes sur l'enfance de l’autrice. Elles évoquent notamment ses souvenirs alimentaires, la difficulté qu'il y a à dessiner de la bouffe et à la rendre appétissante, les apéros tardifs chez les copains sans une miette à se mettre sous la dent ou encore la façon dont l'alimentation régule nos humeurs. Bon appétit !

Merci à Camille et Alessandro du restaurant Candide 37 boulevard de la Villette 75010 Paris

Vous venez d’écouter un épisode de Dans le ventre, un podcast Sony Music France, présenté par Zazie Tavitian. 

Pourquoi s'indigne-t-on autant quand quelqu’un change une recette traditionnelle française ?

Illustration: Mari Guu

Illustration: Mari Guu

En 2016, le supermarché anglais Tesco a décidé de changer la forme de ses croissants. Ils vendent désormais des croissants tout droits, par souci de “tartinabilité”. Peut-être que vous ressentez de l’incompréhension à la lecture de cette info, parce qu’un croissant, on le sait tous.te.s, que ça ne se tartine pas! Probablement un peu de rage aussi: comment osent-ils changer la forme de cette viennoiserie si chère à notre pays, ce symbole de la culture française? Mais pourquoi se sent-on si personnellement attaqués quand quelqu’un touche à notre patrimoine culinaire?

Pour ce douzième épisode de MANGER, nous nous sommes questionnées sur l’attachement des français à notre culture culinaire. Des recettes de grand-mère aux bistrots traditionnels, pourquoi aimons-nous tant revendiquer cet art de la table ? Et comment faire pour sauvegarder ce patrimoine ?

Laurianne Melierre est allée à la rencontre d’Alain Fontaine, chef cuisinier et Président de la commission des Maîtres Restaurateurs et de l’Association pour l’inscription au Patrimoine immatériel de l’Unesco des bistrots et terrasses de Paris. Depuis 2003, il est propriétaire du Mesturet, un bistrot Parisien du 2ème arrondissement, ouvert depuis le XIXè siècle, dans lequel il sert des escargots, du tartare de boeuf, de la blanquette de veau… et tous ces plats qui ont contribués à faire la reconnue mondiale de la gastronomie française. Ils ont parlé de l’attitude protectrice que l’on avait parfois face à notre patrimoine culinaire et de son combat pour la sauvegarde des bistrots et des terrasses parisiennes au patrimoine mondial immatériel de l’UNESCO.

Et vous, quel classique de la cuisine française vous refusez de voir revisité ? Racontez-nous vos anecdotes sur Twitter, Facebook, Instagram ou par mail à hello@louiemedia.com.

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  • Journaliste: Laurianne Melierre

  • Réalisation et mixage: Simon Cacheux

  • Musique: Jean Thévenin

  • Directrice de production: Mélissa Bounoua

  • Directrice éditorial: Charlotte Pudlowski

  • Responsable de production: Marion Girard

  • Responsable éditorial: Maureen Wilson

  • Chargée de Production: Maële Diallo

  • Attachée de production: Lucile Rousseau-Garcia

Pourquoi aimons-nous manger toujours la même chose ?

ILLUSTRATION : MARIE GUU

ILLUSTRATION : MARIE GUU

C’est lundi soir, vous avez eu une longue journée. Et la seule chose que vous ayez envie de manger, c’est une assiette de coquillettes au jambon, de la purée ou un croque monsieur au fromage bien fondant.

Pourquoi certaines personnes ont-elles envie de manger toujours la même chose ? Que trouve-t-on dans des plats ou des aliments que l’on mange depuis des années ? Comment se fait-il que nos pulsions alimentaires se concentrent si souvent sur les mêmes aliments ? 

Pour comprendre, Laurianne va rencontrer la diététicienne nutritionniste Doriane Cotel : elle est spécialisée depuis plus de 15 ans dans la rééducation du comportement alimentaire et l’accompagnement des troubles alimentaires. Et on entend l’histoire de Constance qui a toujours eu peur de goûter de nouveaux aliments et qui redoute toutes ses sorties au restaurant.

Et vous, quel est le plat que vous mangez à répétition ? N’hésitez pas à les partager avec nous sur les réseaux sociaux de Manger et Louie Media.

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Manger est un podcast de Louie Media, réalisé par Simon Cacheux. À la production de cet épisode : Maële Diallo, avec Maureen Wilson, et Mélissa Bounoua. La musique est de Jean Thévenin. Lucile Rousseau-Garcia a aidé au montage. L’illustration est de Marie Guu.

La nourriture comme machine à remonter le temps

ILLUSTRATION: LUCIE BARTHE-DEJEAN

ILLUSTRATION: LUCIE BARTHE-DEJEAN

La tarte de votre grand-mère qui cuisait dans le four, la baguette de pain frais que vous alliez chercher à la boulangerie du coin ou bien ce rôti que l'on vous servait à chaque repas de famille… Tous ces souvenirs liés à la nourriture ont un pouvoir :  celui de vous transporter instantanément dans votre passé. Il suffit d'un bref contact avec un goût, une odeur et soudain l'émotion que vous aviez ressentie à l'époque réapparaît pour vous heurter d'un coup, puissante et aussi claire qu'au premier jour. C'est de cette sensation singulière que nous avons décidé de parler dans ce dixième épisode de MANGER.

Comment la nourriture peut-elle nous téléporter dans le passé et nous faire nous souvenir de choses que l'on pensait avoir oubliées ? Pourquoi sommes-nous tellement marqués par les plats que nous mangeons pendant notre enfance ?

Laurianne Melierre a d'abord rencontré Sara, une jeune femme de 25 ans. Elle a grandi à Tirana, en Albanie, puis a vécu un peu partout dans le monde avant de poser ses valises à Paris. C'est très loin de son pays d'origine et alors qu'elle est déjà jeune adulte, que Sara s'est souvenue du Trahana, ce plat traditionnel albanais que préparait sa grand-mère et dont l'odeur l'avait marquée enfant. Pour en savoir plus sur la réaction de Sara, Laurianne s'est tournée vers la docteure en neurosciences cognitives à Montréal, Anne-Lise Saive, autrice d'une thèse sur la relation entre odeurs et mémoire.

Et vous, quel est l'aliment qui vous replonge dans vos souvenirs d'enfance ? Ecrivez-nous sur Twitter, Facebook, Instagram ou par mail à hello@louiemedia.com.

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Manger est un podcast de Louie Media réalisé par Célia Cailliaux. La prise de son a été faite par Benoit Daniel, le mix par Tristan Mazire et  la musique est de Jean Thévenin . À la production de cet épisode : Maële Diallo, avec Maureen Wilson, et Mélissa Bounoua. Lucile Rousseau-Garcia a aidé au montage. La magnifique illustration est de Lucie Barthe-Dejean.

Pourquoi veut-on que nos plats soient aussi beaux que bons ?

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Vous est-il déjà arrivé de prendre votre plat en photo au restaurant ? Peut-être que vous vouliez immortaliser un bon moment ? Ou tout simplement que votre assiette était tellement belle et bien dressée que vous n’avez pas pu vous en empêcher ? Si c’est le cas, vous faites partie des 40% de Français qui dégainent leur smartphone à l’arrivée de leur commande. Comme beaucoup, vous avez probablement posté cette photo sur les réseaux sociaux et vos ami.e.s se sont précipité.e.s pour vous demander l’adresse de ce restaurant qui servaient de si beaux plats. Pas bons, mais bien beaux. Car nous mangeons d’abord avec nos yeux, et quand c’est beau, on se dit forcément que ça va être bon.

Dans ce neuvième épisode de MANGER, nous nous sommes donc intéressés à la question du “beau” dans nos assiettes. Pourquoi accordons-nous tant d’importance à la façon dont est présentée la nourriture que l’on va manger ? Comment le marketing et la publicité sont-ils parvenus à rendre le beau aussi important que le bon ? Et pourquoi avons-nous tendance à partager sur les réseaux de jolies photos de ce que l’on mange ?

Pour cet épisode, Laurianne Melierre a rencontré Marlène Dispoto, styliste culinaire depuis dix ans. Elle l’a invitée dans sa cuisine et lui a montré, à travers une simple recette de blancs de poulet farcis, comment elle faisait pour cuisiner du “beau”. Puis, ensemble, elles se sont interrogés sur l’importance d’un beau dressage, sur les burgers de fast-food qui ne ressemblent jamais à la publicité et sur l’influence des réseaux sociaux sur notre rapport à la nourriture. 

Et vous ? Vous êtes plutôt dressages alambiqués ou plats à partager ? Et quels sont les comptes Instagram qui vous font saliver ? Ecrivez-nous sur Twitter, Facebook, Instagram ou par mail à hello@louiemedia.com

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Manger est un podcast de Louie Media réalisé par Léa Chevrier. La prise de son a été faite par Benoit Daniel et Paul Boulier, le mix par Tristan Mazire et  la musique est de Jean Thévenin . À la production de cet épisode : Maële Diallo, avec Maureen Wilson, et Mélissa Bounoua. Lucile Rousseau-Garcia a aidé au montage. Les magnifiques illustrations sont de Marie Guu et merci à Marc Bretillot pour le temps qu’il nous a accordé.

Pourquoi la religion se mêle-t-elle autant de ce qu’il y a dans nos assiettes ?

ILLUSTRATION : MARIE GUU

ILLUSTRATION : MARIE GUU

Rappelez-vous quand vous étiez enfant: vos parents vous servaient et vous mangiez ce qu'il y avait dans votre assiette, sans vous poser de questions. Ce n’est qu’en sortant du cercle familial, à la cantine, chez vos ami.e.s, que vous avez pris conscience qu’on mange tou.te.s, certes, mais pas forcément la même chose. Peut-être que, chez vous, on ne mangeait pas de porc et que chez votre meilleure amie, on ne mangeait pas de viande du tout. Souvent, ces habitudes et interdits alimentaires sont liés à des convictions ou à des croyances religieuses. Alors, pour ce nouvel épisode de Manger, nous avons voulu comprendre comment et pourquoi la religion s’immisçait dans nos assiettes. Comment se fait-il qu’elle nous interdise de consommer certains aliments? Pourquoi ces interdits sont-ils toujours respectés aujourd’hui? Est-ce-que les croyant.e.s sont les seul.e.s à être soumis à des interdits alimentaires? Et pourquoi est-ce-que ces interdits concernent si souvent les animaux?

Laurianne Melierre est allée chercher des réponses à ces questions auprès de Hocine Benkheira, anthropologue, spécialiste du droit musulman, directeur d’études à l’École Pratique des Hautes Études, et membre du Groupe “Sociétés, Religions, Laïcités”. Installés au sous-sol de l’Institut du Monde Arabe à Paris, ils se sont interrogés sur les origines de l’intérêt des religions pour ce que l’on mange, et comment cela pouvait s’expliquer par le caractère symbolique que l’on attache à la nourriture. 

On aime toujours autant entendre vos histoires! Si vous êtes croyant.e.s, pourquoi est-ce important pour vous de respecter les interdits alimentaires? Ecrivez-nous sur Twitter, Facebook, Instagram ou par mail à hello@louiemedia.com

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Manger est un podcast de Louie Media réalisé par Léa Chevrier et mixé par Tristan Mazire. La musique est de Jean Thévenin et la prise de son a été faite par Benoit Daniel. À la production de cet épisode : Maureen Wilson, avec Mélissa Bounoua. Wendy Le Neillon a aidé au montage. Et les magnifiques illustrations sont de Marie Guu.

Manger #7 : Non, manger des carottes ne vous rendra pas aimable

ILLUSTRATION : MARIE GUU

ILLUSTRATION : MARIE GUU

Si l’on vous dit…. Aliment aphrodisiaque, à quoi pensez-vous ? Peut-être au gingembre, ou encore au chocolat ? Mais sauriez-vous expliquer les raisons scientifiques, qui vous font penser que cet aliment est aphrodisiaque ? Bon… Pourtant, vous continuez de le pensez dur comme fer : le gingembre peut vous aider à stimuler votre désir sexuel. 

Ce comportement, le fait de projeter des croyances dans notre nourriture, sans raisonnement scientifique, relève de la pensée magique. C’est lorsque l’on imagine qu’en mangeant quelque chose, on va devenir cette chose. Même quand la science nous démontre le contraire ! 

Alors, pour cet épisode de Manger, nous nous sommes demandées pourquoi ces croyances existaient. Comment se répandent-elles ? Et quels sont les nouveaux aliments “magiques” de nos sociétés occidentales?

Pour répondre à ces questions, Laurianne Melierre a discuté avec Christophe Lavelle, chercheur spécialisé dans l’alimentation au CNRS et au Muséum National d'Histoire Naturelle, à Paris. Il enseigne la physico-bio-chimie culinaire et est le commissaire scientifique de l’exposition “Je Mange, donc je suis”, qui se tient en ce moment au Musée de L’Homme. Ensemble, ils ont discuté des raisons qui font que la pensée magique perdure, que ce soit notre besoin de donner du sens à ce qu’on mange ou notre manque (parfois) de connaissance scientifique, par exemple. Ils ont également échangé sur la place de la pensée magique dans la religion et des objets de la pensée magique contemporaine, avec des produits comme le gluten ou les vitamines.

Et parce qu’on adore discuter avec vous sur les réseaux sociaux, on aimerait bien que vous nous parliez de vos pensées magiques à vous. Quels aliments mangez-vous en pensant qu’ils vous font du bien, sans trop savoir pourquoi ? Ou, au contraire, avez-vous arrêté certains aliments, sans vraiment de logique scientifique ?

Dites-le nous sur Facebook, Twitter ou Instagram @manger_podcast ou par mail, pour plus d’intimité, à hello[at]louiemedia.com.

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Manger est un podcast de Louie Media réalisé par Léa Chevrier et mixé par Tristan Mazire. La musique est de Jean Thévenin. La prise de son a été faite par Benoît Daniel et Paul Boulier. À la production de cet épisode : Maureen Wilson, avec Mélissa Bounoua. Hortense Chauvin a aidé au montage. Et les magnifiques illustrations sont de Marie Guu.

Manger #6 : Pourquoi est-ce qu’on mange beaucoup plus pendant les fêtes ?

ILLUSTRATION : MARIE GUU

ILLUSTRATION : MARIE GUU

Avez-vous eu cette sensation en sortant de table, après les fêtes ? Ce poids sur votre estomac, cette impression d’avoir abusé, d’avoir mangé plus que de raison. Peut-être avez vous mangé des huîtres ? Du foie gras ? Des truffes en chocolat ? Ce qui est sûr, c’est que vous avez sûrement TROP mangé. Et nous sommes beaucoup dans ce cas : quand c’est la fête, on mange plus. Beaucoup plus. 

Pour cet épisode de Manger spécial Noël, nous nous sommes donc demandées pourquoi les portions dans nos assiettes deviennent gargantuesques quand c’est la fête. Pourquoi dépensons-nous plus d’argent pour manger “mieux” lors de ces occasions, même quand on ne roule pas sur l’or ? Et comment expliquer que l’on se mette autant la pression pour cuisiner des plats plus rares, plus gras, plus complexes à préparer que tout le reste de l’année?

Pour répondre à ces questions, Laurianne Melierre a discuté avec Loïc Bienassis, historien à l’Institut Européen d’Histoire et des Cultures de l’Alimentation. Il est spécialiste du patrimoine gastronomique français à l’Université de Tours. Laurianne a également discuté avec Isabelle, qui n’est autre que sa maman et surtout la personne qui cuisine le PLUS de toutes les personnes qu’elle connaisse. Elle nous a parlé de ses premiers souvenirs de festin au Cameroun et de pourquoi elle a ressenti le besoin de cuisiner en grande quantité en arrivant en France.

Et parce qu’on adore discuter avec vous sur les réseaux (et que cet épisode nous a donné faim), on aimerait bien que vous nous racontiez la fois où vous avez le plus mangé de votre vie. Est-ce-que c’était pour les fêtes de fin d’année justement ? Ou pour un mariage ? Ou pour un anniversaire ? Qu’avez-vous mangé ce jour-là ? Dites-le nous sur Facebook, Twitter ou Instagram @manger_podcast  ou par mail, pour plus d’intimité, à hello [at] louiemedia.com.

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Manger est un podcast de Louie Media réalisé par Léa Chevrier et mixé par Tristan Mazire. La musique est de Jean Thévenin. La prise de son a été faite par Benoît Daniel. À la production de cet épisode : Maureen Wilson, avec Mélissa Bounoua.  Wendy Le Neillon a aidé au montage. Et les magnifiques illustrations sont de Marie Guu.

Manger #5 : Pourquoi avez-vous honte de manger seul.e ?

ILLUSTRATION : MARIE GUU

ILLUSTRATION : MARIE GUU

Avez-vous remarqué le nombre de films ou séries dans lesquels la solitude ou l’exclusion d’un personnage est symbolisé par une scène où celui-ci mange seul ? 

Il y a par exemple cette scène mythique de « Lolita Malgré Moi », sorti en 2005, où l’on voit Lindsay Lohan (alias Cady) prendre son déjeuner seule dans les toilettes, la porte fermée, plutôt que d’affronter la solitude de la cafétéria.
Avec ce type de scène, on comprend vite à quel point la honte de manger seul.e en public est intégrée…

Alors, pour ce nouvel épisode de Manger, nous avons cherché à comprendre pourquoi nous avons honte de manger seul.e en public. Comment expliquer notre besoin de compenser cette solitude avec tout ce qui nous tombe sous la main (portable, bouquin, etc.) ? Et pourquoi avons-nous de la peine lorsque nous voyons quelqu’un manger tout seul ?

Pour répondre à ces questions, Laurianne Melierre a discuté avec le professeur de philosophie et théologie, Jean-Sébastien Philippart. Il a justement fait de la table et du « manger ensemble » l’un de ses sujets d’étude. Ensemble, ils se sont interrogés sur la façon dont nous avons appris que manger était une activité de groupe et, par conséquent, à quel point on pouvait se sentir en décalage quand on se retrouvait seul.e en public. Ce qui joue : le rôle de notre éducation et l’influence de notre culture judéo-chrétienne.

Dites-nous si, après cet épisode, vous comprenez mieux votre angoisse quand vous avez à manger seul.e au restaurant ou à la cafétéria... sur Facebook, Twitter – ou par mail, pour plus d’intimité, à hello[at]louiemedia.com.

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Manger est un podcast de Louie Media réalisé par Léa Chevrier et mixé par Tristan Mazire. La musique est de Jean Thévenin. La prise de son a été faite par Jean-Baptiste Aubonnet. À la production de cet épisode : Maureen Wilson, avec Mélissa Bounoua. Wendy Le Neillon, Hortense Chauvin et Maële Diallo ont aidé au montage. Et les magnifiques illustrations sont de Marie Guu.

Manger #4 : Dis-moi dans quel restau tu manges, je te dirai qui tu es

ILLUSTRATION : MARIE GUU

ILLUSTRATION : MARIE GUU

Il y a cette scène dans la série “The Wire”, où le personnage de D’Angelo, un dealer, décide d’emmener sa copine dans un restaurant chic. Mais, très vite, on ressent son malaise. Il se sent observé et à l’impression de ne pas être à sa place dans ce restaurant, même s’il a largement les moyens de payer. Il n’a pas les codes, ni la position sociale attendue. Il se sent en décalage et il finit d’ailleurs par quitter le restaurant. 
On comprend avec une telle scène qu’au restaurant, on ne fait pas que manger. On se met en scène, on conforte ou non sa position dans la société… En quoi les restaurants sont-ils le reflet de notre place au sein de la société ? Pourquoi sommes-nous parfois mal à l’aise dans les restaurants chics ? Et qui cherche-t-on à impressionner lorsque l’on commande un plat qui sort de l’ordinaire ?

Dans ce nouvel épisode de Manger, Laurianne Melierre est allée à la rencontre de la sociologue et maîtresse de conférences Frédérique Giraud, à Villeurbanne près de Lyon. Lorsqu’elle était étudiante, celle-ci avait justement voulu faire sa thèse sur le restaurant, qui fonctionne pour elle comme un révélateur de la classe sociale des individus.

Ensemble, elles ont échangé sur le statut du restaurant comme lieu socialement situé, dans lequel on se met en scène, de façon plus ou moins explicite. Frédérique Giraud a notamment explicité la thèse du sociologue et linguiste Nord-Américain Erving Goffman. Dans son ouvrage La présentation de soi, Goffman envisage la vie sociale comme une scène de théâtre, avec ses acteurs (nous), son public (les autres) et ses coulisses (les endroits où l’on répète). Une manière de voir les choses qui, selon Frédérique Giraud, résume bien la façon dont on se comporte quand on choisit d’aller dans un restaurant.

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Manger est un podcast de Louie Media réalisé par Léa Chevrier et mixé par Tristan Mazire. La musique est de Jean Thévenin. À la production de cet épisode : Maureen Wilson, avec Mélissa Bounoua. Wendy Le Neillon a aidé au montage. Et les magnifiques illustrations sont de Marie Guu.

Manger #3 : Pourquoi mangez-vous de la glace quand vous êtes déprimé.e.s ?

ILLUSTRATION : MARIE GUU

ILLUSTRATION : MARIE GUU

Est-ce que vous vous souvenez de cette scène du film Bridget Jones, où le personnage principal, Bridget, après s’être fait quitter, trouve du réconfort dans un gros pot de glace et un paquet de Doritos ? Chez Louie Media, on s’en souvient bien. Et c’est notamment parce que cette scène est assez représentative du comportement de certain.e.s d’entre nous, dans des moments de stress intense ou de tristesse par exemple. Alors, on a voulu comprendre pourquoi il nous arrivait de manger nos émotions. 

Pourquoi est-ce que la nourriture peut parfois devenir le meilleur, voire l’unique moyen de trouver du réconfort ? Pourquoi sommes-nous si souvent, dans ces moments-là, attiré.e.s par des aliments gras ? Par quoi nos comportements, en cas de craquage alimentaire, sont-ils conditionnés ? Et pourquoi associe-t-on autant dans nos imaginaires, le fait de “manger ses émotions” aux femmes ?

Laurianne Melierre, la présentatrice de Manger s’est donc associée à Cyrielle Bedu, la présentatrice du podcast Émotions. Pour cet épisode croisé Manger x Émotions, elles ont interrogé la psychologue spécialisée des conduites alimentaires Brigitte Ballandras, et la neuroscientifique et endocrinologue spécialisée dans la nutrition Cécile Bétry. Ensemble, elles ont échangé sur ce qui nous pousse à manger nos émotions.

Après avoir écouté, n’hésitez pas à nous écrire pour nous dire si vous comprenez mieux vos envies subites de chips ou de chocolat lorsque vous avez un coup de blues; et à nous raconter vos histoires de craquage alimentaire les plus surprenantes sur Facebook, Twitter – ou par mail, pour plus d’intimité, à hello [at] louiemedia.com.

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Manger est un podcast de Louie Media. Cet épisode a réalisé par Léa Chevrier et Nicolas Vair, enregistré et mixé par Jean-Baptiste Aubonnet et Tristan Mazire, la musique est de Jean Thévenin. À la production de cet épisode : Maureen Wilson, avec Mélissa Bounoua. Wendy Le Neillon a aidé au montage. Et les magnifiques illustrations sont de Marie Guu.

Manger #2 : «Tous les Noirs aiment… le poulet»

ILLUSTRATION : MARIE GUU

ILLUSTRATION : MARIE GUU

Le titre de cet épisode est polémique, mais on ne l’a pas inventé. Si l'on tape dans un moteur de recherche «pourquoi les Noirs aiment...», l’une des premières suggestions qui apparaît, c’est «pourquoi les Noirs aiment... le poulet» Comme si le fait d’être noir.e primait sur tout le reste. Comme si notre identité déterminait ce que l’on mangeait et ce que l’on aimait. Alors, on a voulu comprendre pourquoi on associait ainsi identité et nourriture. Quelle place occupe ce que l’on mange dans la façon dont on se définit ? Est-ce qu’il est possible d’échapper à son héritage culinaire ? Et dans quelle mesure sommes-nous le pur produit de nos projections identitaires ?

Dans ce deuxième épisode de Manger, Laurianne Melierre est allée à la rencontre de l’écrivain Gaston Kelman. En 2003, il publiait un essai au titre lui aussi polémique, Je suis noir et je n’aime pas le manioc. Il y revendique le droit de piocher dans sa culture d’origine ce qui nous plairait, ou non. Ensemble, ils ont échangé sur la façon dont la nourriture était à la fois le révélateur de notre identité et un élément qui façonnait celle-ci. Un peu comme notre passeport, qui montrerait d’où nous venons, où nous sommes allé.e.s, où nous sommes aujourd’hui et où nous nous projetons demain. 

Dites-nous si, après cet épisode, vous comprenez mieux qui vous êtes en fonction de ce que vous mangez. N’hésitez pas à nous parler de vos lubies alimentaires les plus surprenantes sur Facebook, Twitter, ou par mail à hello@louiemedia.com (pour plus d’intimité).

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Manger est un podcast de Louie Media, tourné par Paul Boulier, réalisé par Léa Chevrier, mixé par Tristan Mazire, la musique est de Jean Thévenin. À la production de cet épisode : Maureen Wilson, avec Mélissa Bounoua. Wendy Le Neillon a aidé au montage. Et les magnifiques illustrations sont de Marie Guu.

Manger #1 : D’où vient votre dégoût du fromage (ou du boudin)?

ILLUSTRATION : MARIE GUU

ILLUSTRATION : MARIE GUU

Le fromage, le chocolat noir, l’anis, la coriandre, le boudin…
Nous n’avons pas tou.te.s les mêmes goûts. Certaines saveurs divisent: il y a les fans absolus, ou au contraire les personnes écœurées par le goût de ces aliments.

Mais comment expliquer que certaines saveurs puissent plaire à certain.e.s et dégouter d’autres? D’où viennent nos goûts? Et comment est-ce qu’ils se construisent?

Dans ce premier épisode de Manger, Laurianne Melierre est allée à la rencontre de Sophie Nicklaus. Elle dirige l’unité de recherche “Sciences du goût et de l’alimentation” à l’INRA, l'Institut National de Recherche Agronomique à Dijon. Depuis 20 ans, elle s’intéresse à ce qui forge nos goûts: à ce que l’on aime (ou pas) mettre dans nos assiettes, et pourquoi. Elle nous a expliqué d’où viennent ces goûts et comment ils se construisent, tout au long de notre vie! Sophie Nicklaus évoque la place de l’inné, de l’enfance à l’âge adulte, mais aussi l’importance de notre environnement socio-culturel et bien-sûr du marketing (toutes ces publicités qui vont font aimer des produits dont vous ne raffoliez pas auparavant).

Si vous vous étiez déjà demandé.e.s d’où venait votre passion pour les brocolis ou votre dégoût pour la réglisse, après cet épisode, vous aurez votre réponse. N’hésitez pas à nous parler de vos lubies alimentaires les plus surprenantes sur Facebook, Twitter – ou par mail, pour plus d’intimité à hello [at] louiemedia.com.

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Manger est un podcast de Louie Media réalisé par Léa Chevrier, enregistré et mixé par Jean-Baptiste Aubonnet, la musique est de Jean Thévenin. À la production de cet épisode : Maureen Wilson, avec Mélissa Bounoua. Hortense Chauvin a aidé au montage. Et les magnifiques illustrations sont de Marie Guu.

Plan Culinaire #12 : Comment la burrata ou le matcha ont-ils atterri dans nos assiettes ?

ILLUSTRATION : MARIE GUU

ILLUSTRATION : MARIE GUU

Vous aussi, quand arrivent les beaux jours, vous rêvez d’un Spritz bien frais en terrasse ? Depuis combien de temps ? Dix ans, même pas ? Il y a une raison à cela : si ce cocktail vénitien à base d’Apérol s’est imposé presque du jour au lendemain au début des années 2010, c’est parce que Campari, qui détient justement la marque Apérol, a complètement inondé le marché français via une stratégie marketing diablement efficace.

On a donc réfléchi aux tendances culinaires plus récentes, à ces produits souvent venus d’ailleurs qu’on voit fleurir depuis 2-3 ans sur les cartes des restaurants branchés ou dans les rayons des supermarchés. On a donc composé un menu spécial «it-food» avec, en entrée, de la burrata italienne, en plat des nouilles soba venues du Japon, un cheesecake au matcha (un thé vert japonais) pour le dessert, le tout arrosé d’un gin tonic.

Et pour comprendre comment tous ces produits sont devenus incontournables et pourquoi on se met soudainement à tous et toutes manger certains aliments, on est allées à la Maison de la mozzarella, dans le 15e arrondissement de Paris, à l’Atelier Soba dans le 11e, à l’Umami Matcha Café dans le 3e et, enfin, au Tiger Bar, dans le 6e. On a aussi interrogé une spécialiste des tendances culinaires qui nous a expliqué ce qui façonne nos envies.

D’ailleurs, si vous êtes gourmand.e, surveillez notre compte Instagram, on a de délicieuses petites choses à vous faire gagner !

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Plan Culinaire #11 : Pourquoi devrait-on aimer cuisiner ?

ILLUSTRATION : MARIE GUU

ILLUSTRATION : MARIE GUU

C’est un sujet un peu particulier pour Plan Culinaire que nous abordons dans ce nouvel épisode, car il nous divise. Nora adore faire à manger, tandis que Mélissa ne sait pas cuisiner et n’arrive pas à s’y mettre.
Pourquoi devrait-on savoir cuisiner et y prendre du plaisir ? Pourquoi tant de pression autour de cette compétence ? Et est-ce que faire à manger est une tâche domestique bien à part ?
Pour comprendre ce qui se joue autour de ce savoir-faire, on a interrogé une jeune femme pour qui nourrir sa famille est devenue une corvée et qui a forcé son conjoint à s’y mettre, ainsi qu’un homme qui a appris, petit à petit, à aimer cuisiner. Une autrice américaine a analysé le retour aux fourneaux observé ces dernières années et une chercheuse nous a parlé de l’importance de la formation à la cuisine dès le plus jeune âge.
Et puisque la théorie ne suffit pas, on a aussi passé un peu de temps en cuisine, on vous laisse découvrir…

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Références citées dans l’épisode (ou pour continuer la réflexion)
Recette de la quiche poireaux-chèvre sur le blog Mango and Salt
Le livre d’Emily Matchar, Homeward Bound: Why Women Are Embracing the New Domesticity
Le programme AFCC “Arts de faire culinaires au collège”
Sondage BVA 2017 : Les Français·es aiment-ils/elles cuisiner ?
Sondage OpinionWay 2017 : Les Français·es et leurs dîners du quotidien

Plan Culinaire #10 : Est-ce que ça coûte vraiment cher de bien manger ?

Pourquoi tant de gens sont-ils persuadés que bien manger coûte cher ? Et en-dehors du prix des aliments, y a-t-il d’autres freins qui empêchent certaines personnes de se nourrir correctement ?

ILLUSTRATION : MARIE GUU

ILLUSTRATION : MARIE GUU

En France, le budget consacré à l’alimentation (à domicile ou à l’extérieur) est en baisse constante depuis 1960 : il représentait 34,6% à l’époque (c’était le principal poste de dépenses) contre 20,4% aujourd’hui. Et qui consacre la plus grosse part de son budget à la nourriture ? Pas forcément ceux que vous croyez. Car plus les ménages sont pauvres, plus la part du budget allouée aux dépenses alimentaires est élevée. D’après l’INSEE, en 2011, il y a 5 points de différence entre les ménages les plus modestes et les plus aisés sur la part du budget consacrée à l’alimentation.

En France, plus de gens que l'on croit ne peuvent pas accéder à une alimentation équilibrée : 8,8 millions de personnes vivent en-dessous du seuil de pauvreté et n’ont que 2.50 € à 3 € par jour pour se nourrir. Ça représente 14% de la population pour qui c’est trop cher de manger et donc, a fortiori, de bien manger.

Pour confronter l’idée selon laquelle c’est cher de bien manger, nous nous sommes rendues chez un primeur local et bio, un Monoprix et un LIDL pour comparer les prix et avons rencontré deux représentants d’associations qui cherchent à rendre les bons produits accessibles à tous et toutes.

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Références citées dans l’épisode (ou pour continuer la réflexion)

“Plus les familles ont des difficultés à manger, plus elles sont en mauvaise santé” (Franceinfo)
Les recommandations du programme national nutrition santé
Les travaux de recherche sur le prix plancher pour manger équilibré
Too Good to Go
L’alimentation à deux vitesses
L’association VRAC
L’annuaire national des AMAP

Plan Culinaire #9 : Pourquoi continue-t-on à faire des régimes ?

Keto, Dukan, Slim Fast… Comme chaque époque semble avoir son régime “tendance”, on s’est demandé depuis quand on nous parle de “faire attention” ou de perdre du poids, et ce que tous ces régimes disent de notre rapport au corps et de notre société. Et surtout, pourquoi, ô pourquoi s’inflige-t-on encore des régimes amaigrissants, alors que la science l’a prouvé, ça ne fonctionne pas sur le long terme ?

ILLUSTRATION : MARIE GUU

ILLUSTRATION : MARIE GUU

En 2012, en France, d’après la grande étude NutriNet Santé, 70% des femmes et 52% des hommes souhaitaient peser moins. Presqu’un tiers de la population avait déjà fait un régime amaigrissant et deux femmes sur trois qui n’étaient pas en surpoids étaient au régime au moment de l’étude.

Nous avons donc demandé à deux personnes de nous raconter leur expérience : Florence, qui n’en est pas à son premier régime, et Marc, qui en cherchant à perdre du poids a appris à écouter sa faim. L’historienne américaine Adrienne Bitar nous a aussi permis de remonter aux origines des régimes amaigrissants, découvrir ce qu’ils ont en commun et ce qu’ils nous promettent, au-delà des kilos en moins. Enfin, la diététicienne Florence Pujol a balayé nos idées reçues sur la prise de poids et détaillé les conséquences des régimes sur notre corps, notre cerveau et même nos émotions.

Si vous “faites attention”, que vous songez à “rééquilibrer” votre alimentation ou que vous avez multiplié les régimes, racontez-nous tout sur Facebook, Twitter, Instagram – ou par mail, pour plus d’intimité !

Références citées dans l’épisode (ou pour continuer la réflexion)
Le rapport de l’ANSES en 2010
Le livre de l’historienne Adrienne Bitar : Diet and the Disease of Civilization
L’enquête du New York Times sur les candidat·es de The Biggest Loser
Les astuces beauté délirantes des stars hollywoodiennes des années 1950-60
Le livre de la Dr Lulu Hunt Peters, publié en 1918 : Diet and Health, With Key to the Calories
L’article de Marc sur Slate.fr concernant son expériences de comptage des calories
Le livre de la diététicienne Florence Pujol : Je mange et je suis bien

Plan Culinaire #8 : Pourquoi ignore-t-on la mort dans l'assiette ?

Chaque année, on tue plus de 1050 milliards d’animaux pour les manger. Mais pourquoi la majorité d’entre nous semble ignorer la souffrance animale dans son assiette ?

ILLUSTRATION : MARIE GUILLARD

ILLUSTRATION : MARIE GUILLARD

Qui plus est sachant que ça ne risque pas d’aller en s’arrangeant : d’après différents rapports, avec la démographie galopante et la consommation de viande qui ne cesse de croître, la production mondiale de viande devrait augmenter de 75 % d’ici à 2050 pour satisfaire les presque 10 milliards d’humains qui peupleront alors la terre.

Dans ce huitième épisode de Plan Culinaire, deux jeunes femmes, autrefois omnivores, nous racontent comment leur rapport à la viande a changé. Nous avons aussi interrogé deux spécialistes pour savoir depuis quand l’être humain questionne l’exploitation et l’abattage des animaux : le philosophe Peter Singer, auteur de La Libération animale (1975), essai majeur qui a posé les bases d’une réflexion antispéciste, et Irène Courtin, en thèse de sociologie à l'université de Genève, qui s’intéresse aux mouvements animalistes.

Si la souffrance animale vous dérange, mais que vous continuez à manger du bifteck, ou si vous êtes végéta*ien·ne parce qu’elle vous est devenue insupportable, racontez-nous tout sur Facebook, Twitter, Instagram – ou par mail, pour plus d’intimité !

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Ressources citées dans l’épisode
La libération animale de Peter Singer
Les travaux d’Irène Courtin
La philosophie à l’épreuve de la viande (Le Monde)
Les chiffres sur le nombre d’animaux abattu chaque année (Le Monde)
Les enquêtes de L214 dans les abattoirs
L'abattage à la ferme (Reporterre)

Plan Culinaire #7 : Pourquoi voulons-nous à tout prix manger «sain» ?

Illustration : Marie Guillard

Illustration : Marie Guillard

Si vous faites partie des 6,7 millions de personnes qui ont téléchargé l’application mobile Yuka, vous avez sûrement tenté de scanner un paquet de chips pour savoir s’il était, à tout hasard, «bon» voire «excellent» pour la santé. Vous suivez peut-être aussi, sur Instagram, des chantres du «healthy» qui postent leur joli bowl de spiruline et d’açaï pendant que vous engloutissez vos Chocapic en culpabilisant.

Depuis quand nous intéressons-nous autant aux étiquettes des produits qu’on achète ? Pourquoi sommes-nous devenu·es obnubilé·es par l’idée de manger sainement ? Et jusqu’où peut conduire cette obsession ?

Dans ce septième épisode de Plan Culinaire, nous avons interrogé deux jeunes femmes qui scannent tout ce qu’elles achètent, un diététicien qui nous a parlé de la méfiance vis-à-vis de l’industrie agro-alimentaire et du problème posé par celles et ceux qu’on appelle «influenceurs». On a aussi rencontré une libraire qui a vu les livres «healthy» se multiplier sur ses rayonnages et une nutritionniste qui nous a mises en garde contre les dangers du manger sain à tout prix.

Si vous avez déjà passé des heures au supermarché à scanner des étiquettes, si vous vous êtes lancé.e dans une cure de jus de fruits ou si vous avez arrêté le Nutella au profit du jus de grenade, racontez-nous tout sur Facebook, Twitter – ou par mail, pour plus d’intimité !

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Ressources citées pendant l’épisode (ou pour continuer à réfléchir)
L’application Yuka et son blog
L’histoire du chimiste Arthur Hill Hassall (The Guardian)
Le site de la Librairie gourmande, à Paris
Le livre Orthorexie, quand manger sain devient obsessionnel de Renee McGregor.
Le test de Bratman, pour savoir si vous souffrez d’orthorexie (mais qui ne remplace pas une consultation chez un·e spécialiste)
Les marques à la merci des applis de notation (Le Monde)
Manger magique (Sciences et avenir)
Why we fell for clean eating (The Guardian)
Orthorexie : quand l’envie de manger sainement devient une maladie (Rue89)

Plan Culinaire #6 : Pourquoi vous risquez (encore) de vous engueuler à table à Noël ?

Est-ce à cause de la bûche ? Ou plutôt des non-dits ? Le champagne a-t-il sa part de responsabilité ? Et les divergences de point de vue sur les “Gilets jaunes” ? En ce début de mois de décembre, on anticipe déjà les repas de fêtes… voire on les redoute, si vous vous êtes reconnu·e dans cet épisode de Bref.

ILLUSTRATION: MARIE GUILLARD

ILLUSTRATION: MARIE GUILLARD

Dans ce sixième épisode de Plan Culinaire, on a cherché à savoir si les engueulades à table, en famille, étaient inévitables. Surtout en France, où Noël ne remporte pas l’adhésion : en 2012, un sondage YouGov montrait que seuls 28% des Français attendent cette période avec impatience. C'est deux fois moins que les Britanniques, moins que les Allemands, les Finlandais ou encore les Suédois.

Pour comprendre les mécanismes à l’œuvre lorsqu’on se retrouve en famille autour d’un repas, on a demandé à deux psychologues d’analyser l’histoire de Vincent, qui ne pensait pas qu’un choix de vie plutôt banal allait provoquer un conflit aussi brutal avec ses parents. On a aussi fait appel à une médiatrice familiale, qui nous a donné quelques astuces pour arriver serein·e à Noël et repartir s’en s’être envoyé la dinde à la figure.

Si vous avez déjà vécu des engueulades épiques pendant les fêtes, racontez-nous tout sur Facebook, Twitter – ou par mail, pour plus d’intimité !

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Ressources citées pendant l’épisode (ou pour continuer à réfléchir)
Conflits dans la famille : Manuel pour sortir des querelles de Béatrice Trélaün.
Le sondage YouGov sur les Français et Noël
La scène de Shrek sur les repas de famille
La scène du dîner dans Festen
Se libérer des conflits familiaux (La Croix)
Why families fight during holidays (The Atlantic)
Le livre de Jean-Claude Kauffmann Casseroles, amour et crises
Une émission de France Culture « Règlements de comptes en famille »
La famille vient en mangeant (Télérama)

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